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12/12/2006 14:30 Il y a: 13 an(s)

Rassembler pour régner-Négociations des alliances et dispositif de domination localisée. L'Union de la Gauche à Calais 1971-2005 (12-déc-06)

Auteur : BUE Nicolas

Catégorie(s) : Doctorat science politique, CERAPS, Michel Hastings

Cette thèse de science politique a été préparée dans le cadre du CERAPS sous la direction de Michel Hastings

Depuis 1971, Calais est dirigée par une coalition d’union de la gauche à direction communiste. Dans un contexte d’affaiblissement généralisé du PCF, la ville est, en 2006, la plus importante « ville communiste » de province, alors même que le PCF y est aujourd’hui devancé par ses rivaux de droite et de gauche dans la plupart des élections. Afin de comprendre les ressorts du maintien communiste local, la thèse part du constat que les alliances partisanes structurent la vie politique pour interroger le fonctionnement de ces coalitions et ses  usages par les acteurs politiques.

L’observation microsociologique de l’alliance en train de se faire, menée sur le temps long et centrée sur ses conditions pratiques de fonctionnement, montre comment des rapports de connivence conflictuelle cimentent les relations entre coalisés. L’union de la gauche est vécue comme une norme sociale qui, tel un carcan, enjoint fortement aux partis de gauche, et plus particulièrement au PS, de reconduire leur alliance avec le PCF pour la conservation de la mairie. La coalition ainsi formée tend alors à s’autonomiser partiellement sous la forme d’un ordre local ; elle fonctionne comme une microsociété, dont les règles, la répartition des rôles, les routines et les pratiques de négociation favorisent la reproduction du jeu et des hiérarchies qui le fondent. L’ordre coalitionnel tel qu’il s’est institutionnalisé façonne alors les négociations et les interactions entre les associés-rivaux, indissociablement dans et hors de l’institution municipale. Le système d’alliances à gauche tel qu’il s’est construit, formalisé et renouvelé à Calais constitue ainsi la matrice principale de la prééminence communiste au niveau municipal. Au-delà, la thèse invite à réinterroger de façon sociologique et empirique les phénomènes d’alliance partisane.

Nicolas Bué a été qualifié aux fonctions de maître de conférences en 2007. Il est ingénieur d'étude au CERAPS (UMR, Lille 2-CNRS n° 8026) : Lien externe - Ouverture dans une nouvelle fenêtresa page.


Mots-clés
Négociation, alliance partisane, coalition, système d’alliance, partis politiques, gouvernement municipal, Union de la gauche, Calais, Ordre social local, compétition politique, domination territoriale, système politique local
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