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Viva voce examinations of PhD Thesis

Les salarié.e.s aux urnes : contribution à l'étude des ressorts individuels et collectifs des votes des salariés aux scrutins professionnels dans le secteur privé en France

29/11/2019 14:00 Age: 1 an(s)
Category: Political Science PhD

By: Tristan HAUTE

Cette thèse en science politique sera soutenue le 29 novembre 2019 à 14h00 en salle Guy Debeyre. Elle a été préparée sous la direction du Pr. Contamin au sein du CERAPS.

Membres du jury :

M. Karel YON, CNRS - Co-directeur de thèse

M. Arnaud MIAS, Université Paris-Dauphine - Rapporteur

Mme Sophie BEROUD, Université Lumières Lyon-2 - Rapportrice

M. Nicolas BUÉ, Université d'Artois - Examinateur

M. Bruno CAUTRÈS, CNRS - Examinateur

M. Patrick LEHINGUE, Université de Picardie Jules Verne - Examinateur

 

 

Résumé :

Au croisement de la sociologie électorale et de la sociologie des relations professionnelles, cette thèse de doctorat porte sur les ressorts collectifs et individuels du vote des salriés lors des scrutins professionnels dans le secteur marchand et associatif en France. Alors que, depuis la loi du 20 août 2008, les résultats de ces scrutins définissent la représentativité des organisations syndicales de salariés au niveau national et conventionnel, nous proposons de mettre au jour les logiques des comportements électoraux. Ce travail se base sur l'analyse de données principalement quantitatives. En premier lieu, nous montrons, à l'aide des données électorales agrégées issues du dispositif de quantification des audiences syndicales, dont nous préciserons les limites, que la participation et les configurations électorales sont très fortement dépendantes des contextes socioproductifs associés à chaque scrutin. Ensuite, en exploitant des données individuelles issues d'enquêtes nationa le(REPONSE, SRCV) mais aussi d'enquêtes réalisées par nos soins auprès de salariés des TPE et d'agents de Pôle Emploi, nous mettrons en évidence la pluralité des logiques explicatives des comportements électoraux. D'un côté, un « cens caché » de la « démocratie sociale » apparaît : les salariés les moins intégrés professionnellement sont aussi les plus exclus de fait du suffrage et les plus abstentionnistes quand un scrutin a lieu. Mais, d'autre part, le comportement électoral, parfois influencé par des enjeux et opinions, est produit dans le cadre d'un contexte social et est donc le fruit d'interactions interindividuelles favorisant ou non la mobilisation électorale et influençant le choix électoral.

 

Abstract :

Between electoral sociology and industrial relations, our thesis seeks to explain workplace votes in the private sector in France. Since 2008, employees' votes have determined both the legal representativeness of trade unions and their influence in collective bargaining. That's why it seems to be more and more interesting to understand the heavy variants of wrrkplace electoral behaviors. Our findings are based on quantitative analysis of electoral datasets used for measuring national and cross-industry representativeness whose we precise some limits and also of some individual datasets coming from national surveys (REPONSE, SILC/SRCV) or form local surveys among TPE' and Pôle Emploi' workers. Conditionned by socioproductive contexts, electoral turnout and results seems to be socially spatialized. Indeed we reveal a « cens caché » (hiden census) of « democracy at work » : less integrated workers have m*re and more probability to be excluded from workplace vote. Nevertheless, sometimes influenced by some opinions or issues, workplace votes are also the results of social contexts and interactions.

Mots-clés
syndicats, élections professionnelles, relations professionnelles, participation politique, vote
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