Université Lille 2 Droit et Santé

Accueil > Doctoral School 74 notifications for viva voce examinations of PhD Thesis
Wednesday 25 November 2020
Ecole Doctorale 74
Faculté de Droit
1, Place Déliot
59000 - Lille -France
Tél. : +33 (0)3 20 90 75 55
Fax : +33 (0)3 20 90 77 86
mailContact

Portail PRES

Viva voce examinations of PhD Thesis

L’autonomie et le travail non subordonné en coopérative d’activité et d’emploi : une analyse critique

20/06/2019 14:00 Age: 1 an(s)
Category: Management Science PhD

By: Maud GREGOIRE

Cette thèse en gestion sera soutenue le 20 juin 2019 à 14h en salle des Actes. Elle a été préparée sous la direction de M. Delallieux au sein du CERAPS.

Membres du jury :

M. Eric PEZET, Université de Paris Nanterre - Rapporteur

M. Yvon PESQUEUX, Conservatoire national des arts et métiers - Examinateur

Mme Amina BEJI-BECHEUR, Université Paris-Est Marne-la-Vallée - Rapportrice

Mme Sophie CHANGEUR, Université de Picardie Jules Verne - Examinatrice

M. Pierre MATHIOT, Institut d'Etudes Politiques de Lille - Examinateur

 

Résumé :

Cette thèse contribue aux réflexions critiques sur l’autonomie et le travail en se plaçant sous le prisme encore peu exploré du travail non subordonné en coopérative d’activité et d’emploi (CAE). Les travailleurs non subordonnés sont des individus qui souhaitent vivre de leur savoir-faire et de leurs compétences sans passer par le cadre salarial traditionnel. Ils trouvent eux-mêmes leurs opportunités de travail rémunéré en proposant des biens ou des services à des clients. La thèse s’intéresse à l’expérience qu’ils font de l’autonomie à travers la problématique suivante : dans quelle mesure la non subordination permet-elle aux travailleurs de conquérir de l’autonomie individuelle et collective dans un système néolibéral caractérisé par la figure de l’individu-entrepreneur ? Elle s’appuie sur une démarche inductive dans le cadre d’une enquête ethnographique. Elle s’inscrit dans l’épistémologie constructiviste et les théories critiques en management. La thèse étudie d’abord la dimension individuelle de l’autonomie en se penchant sur le travailleur non subordonné en tant que figure. En particulier, elle compare cette figure à celle de l’individu-entrepreneur néolibéral et mobilise le concept de micro-émancipation. La thèse examine aussi la dimension collective de l’autonomie au niveau global de la gouvernance de la CAE et au niveau des collectifs d’entrepreneurs-salariés qui se forment en interne. Le cadre théorique de l’anarchisme, très peu mobilisé en sciences de gestion, s’avère fécond pour l’analyse. Parallèlement à la réponse à la problématique, la thèse apporte trois contributions. Premièrement, elle propose une cartographie des situations de travail contemporaines qui met en évidence le caractère obsolète de la distinction entre statut salarié et statut indépendant. Deuxièmement, elle établit une typologie des trajectoires professionnelles des travailleurs non subordonnés en CAE : profils « souffrance dans le salariat », « sans emploi », « nomade » et « entrepreneur ». Troisièmement, elle fournit des pistes managériales pour aider des collectifs de travailleurs à se structurer de façon non hiérarchique.

 

Abstract :

This thesis contributes to critical reflections on autonomy and work through the study of non-subordinated work in business and employment cooperatives (BEC). The concept of non-subordinated worker, close to that of freelancer, refers to individuals who attempt to forge a living out of their skills outside of the traditional salaried worker system. They find themselves their work opportunities by offering their goods and services to clients. The thesis explores the kind of autonomy that these workers practice by asking the following question: to what extent does non-subordinated work allow workers to attain individual and collective autonomy in a neoliberal system characterised by the individual-entrepreneur figure? It is based on an inductive approach carried out during an ethnographic study. It belongs to the constructivist epistemology and to critical management studies. To begin, the thesis studies the individual dimension of autonomy by looking into the non-subordinated worker as a figure. In particular, it compares this figure to that of the individual-entrepreneur and builds on the concept of micro-emancipation. The thesis also examines the collective dimension of autonomy at the level of the governance of the BEC and at the level of the non-subordinated workers’ collectives that are created within the cooperative. Anarchism, rarely used in management sciences, proves to be an interesting analytical framework for the analysis. In parallel, the thesis provides three contributions. Firstly, it establishes an overview of contemporary work situations that demonstrates, amongst other things, that the distinction between the legal status of an employee and that of a self-employed person is outdated. Secondly, it proposes a typology of non-subordinated workers’ career paths which includes four profiles: “suffering in the salaried worker system”, “unemployed”, “nomadic”, “entrepreneur”. Thirdly, it offers managerial advice to help collectives of non-subordinated workers organise in a non-hierarchical way.

 

Mots-clés
Autonomie, Travail non subordonné, Théories critiques en management, Coopérative d'activité et d'emploi, Evolution des formes de travail, Anarchisme
Typo3
Apache
Php
Mysql
Cri